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LES ÉTIQUETTES ET LA RÈGLEMENTATION

LES ÉTIQUETTES ET LA RÈGLEMENTATION

Posté le 27/03/2017

De l'information pratique pour la réalisation de vos étiquettes

On en voit par tout, de toutes sortes, de tout format et de toutes couleurs. Bientôt il y en aura en réalité augmentée. J’espère que les prix ne changeront pas en fonction de l’acheteur… à suivre.

Les étiquettes sont des guides pour les consommateurs, des références sur lesquelles nous nous basons pour faire nos achats. Nous développons une confiance envers le fabriquant parce que nous nous reconnaissons en elles.

Si on lit bœuf, on ne veut pas voir de porc apparaître dans le résultat d’une analyse. C’est bien triste de tomber sur des nouvelles de ce genre mais cela arrive, un article en fait foi, le voici : lien. Cela me fait repenser au scandale de la viande avariée vendue par la mafia Montréalaise dans les années 70. Cherchez le livre Mafia Inc pour les références exactes.

Comment peut-on être aussi retors, aussi escroc, aussi irresponsable de la santé d’autrui dans le seul but de gagner plus ?

 

Les étiquettes sont le fruit de décisions internes aux entreprises. Ces décisions sont prisent par des êtres humains et au final, chacun pourrait y inscrire ce qu’il veut. Bien entendu, il ne faut pas généraliser la règlementation est là. Mais il y a des imbéciles partout et malheureusement, il n’existe pas de modèle pour passer d’imbécile à sage en un éclair. De plus, la loi ne punit pas la connerie.

Trêve de bavardages, merci, de continuer votre lecture. Le vif du sujet approche. Chez Les créations de Coccinelle nous voulons offrir le plus de transparence possible. Je veux pouvoir comparer mes étiquettes et me dire, j’ai mis tout ce qu’il faut. Nous n’avons pas les moyens de vendre des produits dans des contenants imprimés alors, je vise le maximum dans un espace des plus restreint.

C’est avec plaisir que je vous offre maintenant ma compréhension globale sur les étiquettes. Retenez qu’il s’agit bien du simple fruit de mes réflexions sur les différents textes officiels et de mes observations sur l’infinie variété des étiquettes croisées chaque jour.  Ajoutez à cela quelques courriels échangés avec Santé Canada.

 

 

 

Attention, en aucun cas vous ne pourrez me citer comme référence officielle et définitive, je ne vous offre que mon expérience. Il se peut bien que je commette des erreurs sur certain point.

 

 

Ce qu’il faut savoir

Tout d’abord, il existe la notion d’étiquette principale et secondaire. Vous devinez que la principale est celle que l’on voit au premier coup d’œil tandis que la secondaire est au dos du produit.

Petit détail, il n’est pas obligatoire qu’un thérapeute appose une étiquette sur une « potion », une crème spéciale ou autre qu’il aura spécifiquement fabriqué pour vous car cela sera le fruit d’une consultation de votre part. En revanche, ce même thérapeute doit apposer une étiquette s’il veut que son produit soit sur une tablette de pharmacie ou autre. En d’autre mot, si vous fabriquez pour vendre à autrui il vaut mieux faire une étiquette car dans un salon d’artisans ça fait tâche de ne pas connaître les règles de son domaine.

 

Dans un premier temps :

En un seul coup d’œil sur l’étiquette principale vous devriez être en mesure d’identifier ce qui ce trouve devant nous. Donc de quel produit il s’agit, sa quantité et son fabriquant.

Le type, en effet, s’il s’agit d’un détergent, nous voulons le savoir en un instant, surtout lorsque l’on a des enfants à la maison. Qu’il s’agisse d’une crème, d’un médicament, d’huile ou quoique ce soit, nous devons pouvoir le savoir en moins de 30 secondes.

Les quantités devraient être en grammes (poids) pour les solides et en millilitres ou autre (volume) pour les liquides. Pour les matières visqueuses comme le miel, on parle généralement de poids mais cela peut encore varier avec la quantité d’achat. De plus, nombres de recettes nous disent de peser des liquides. Alors, à vos conversions et prenez des notes car la viscosité de certains liquides est capitale pour que vos tableaux de conversions soient cohérents. Exemple, on sait qu’un litre d’eau pèse un kilogramme en revanche, un litre d’huile d’olives n’aura pas le même poids que le même litre d’une autre huile végétale.

Le fabricant doit être identifié sous sa forme officielle, sa forme juridique plus précisément soit : Inc., Lt. ou autre.  Attention, il est possible que vous ne puissiez pas identifier le vrai fabricant. Je vous donne l’exemple que j’ai sur ma table. Mes garçons mangent de temps à autres des céréales, cette foi, ce sont les Croquants au cacao qui ont été choisis. En haut du paquet il y a la marque Sélection, j’ai bien lu et je me dis qu’il s’agit du fabriquant. Je tourne le paquet pour trouver des coordonnées et je trouve : Importé pour les marques Métro. Oups, ai-je mal lu quelque chose ? Je ne pense pas. Je déduis que Sélection appartient à Métro et que Métro achète un produit fini pour le revendre. Là vous me direz : « mais qui est le fabriquant alors ? » et je vous répondrais que mes compétences s’arrêtent là et que je manque de connaissance pour en parler adéquatement. Cela dit, je me tournerai vers la loi de l’importation ou, tout du moins, je ferai des recherches dans ce sens. J’ai le sentiment que celui qui importe quelque chose et le revend le fait car il a le droit de le faire sinon il s’expose à des sanctions.

Détails importants, les coordonnées peuvent être la ville et le code postal uniquement.

 

Dans un second temps :

Sur une étiquette secondaire, nous devrions, en général, avoir une liste d’ingrédients pour les aliments, les cosmétiques et quelques autres. La liste doit être dans les deux langues au Québec. Pour ce qui est des cosmétiques, c’est très professionnel et ça prend moins de place, je vous suggère vivement de les écrire en cherchant le nom INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients). Cette nomenclature, comme son nom l’indique, référence tous les ingrédients utilisés dans le monde sous un libellé clair. Pour ma part je fouille un peu le net pour les trouver et j’utilise de plus en plus le site de l’observatoire des cosmétiques.

Pour ceux qui en ont les moyens, les noms INCI sont publiés dans le International Cosmetic Ingredient Dictionary and Handbook, qui est en vente sur le site du Personal Care Products Council (www.personalcarecouncil.org).

 

Dans un troisième temps :

Vous devriez avoir déjà identifié les symboles habituels pour  signaler un danger, un risque, une limite d’âge ou autre. Dans ce même temps, vous devriez aussi être en mesure de lire un mode d’emploi s’il est disponible. On comprendra qu’un savon, un shampoing ou certains autres n’ont pas besoin d’un mode d’emploi mais si vous éprouvez un doute, inscrivez-le.

Le proverbe le dit très bien : « Dans le doute, abstiens-toi. »

 

Dans un quatrième et dernier temps, les allégations :

Celle-ci sont très strictes et très réglementées. Leur principe est  cependant évident car elles nous informent sur les bienfaits du produit que nous avons entre les mains. En d’autres termes, elles doivent être vérifiables. Si vous lisez que ce savon est bon contre l’eczéma c’est qu’une étude doit l’étayer. Généralement ces produits-ci ont des numéros de PSN (Produit Santé Naturel) qui font l’objet d’études et d’approbations avant leur mise en vente. Honnêtement, il se peut que je sois quelque peu dans l’erreur sur ce sujet car nous n’en faisons pas encore. Je ne vous parlerez pas non plus des produits pharmaceutiques ou des vrai produits naturels car ils ont besoin d’un NPN (numéro de produits naturels) pour être sur une tablette.

Avant que j’oublie, je précise que la liste d’ingrédients doit être dans les deux langues ou suivre la nomenclature INCI mais je ne dis rien sur l’ensemble de l’étiquette. Nous sommes au Québec, alors tout doit être dans les deux langues sauf la quantité. Les grammes et les millilitres sont des mesures internationales. Je vous les suggère aussi fortement car ce sont les plus précises et permettent de meilleurs calculs revient.

 

Un autre détail, c’est la notion de taille des caractères et la résolution de l’étiquette elle-même. Travaillez avec un document à 300 PPP minimum sans quoi vous risquez d’avoir des résultats un peu flous et estompés. Ce résultat donnera une étiquette difficile à lire et peu agréable à l’œil. Enfin, dites vous que Arial en 6 donnera un résultat convenable pour le petit texte comme pour les ingrédients. Enfin, testez votre imprimante, faites plusieurs impressions d’un même document avant de terminer votre choix.

 

Pour finir, voici une liste, non exhaustive, de documents pertinents disponibles sur internet :

• Programme des cosmétiques

http://www.santecanada.gc.ca/cosmetiques

• Guide d’étiquetage des ingrédients des cosmétiques

http://www.hc-sc.gc.ca/cps-spc/pubs/indust/labelling_guide-etiquetage/index-fra.php

• Le Règlement sur les cosmétiques

http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/C.R.C.,_ch._869/index.html

• La Loi sur les aliments et drogues

http://lois.justice.gc.ca/fr/F-27/index.html

• Formule de déclaration de cosmétiques

http://www.hc-sc.gc.ca/cps-spc/cosmet-person/notification-declaration/index-fra.php

• Liste critique des ingrédients dont l’utilisation est restreinte ou interdite dans les cosmétiques.

http://www.hc-sc.gc.ca/cps-spc/cosmet-person/hot-list-critique/hotlist-liste-fra.php

• La Directive intitulée «L’étiquetage des cosmétiques»

http://www.hc-sc.gc.ca/cps-spc/pubs/indust/cosmetics-cosmetiques/index-fra.php

• Le Guide de la loi et du règlement sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation

http://www.bureaudelaconcurrence.gc.ca/eic/site/cb-bc.nsf/fra/01248.html

 

J’espère que cette lecture vous aidera.

Bonne semaine et au plaisir de vous servir.

Voici une de mes étiquettes (copie, modification et réutilisation interdite sauf si demandée) :

 

Savon 2 en 1 SS oeuf par les créations de Coccinelle