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Conférence de Sonia Blondeau chez Aroma Sì, l’après

Conférence de Sonia Blondeau chez Aroma Sì, l’après

Posté le 04/12/2018

Thème, les huiles essentielles et le milieu hospitalier

Le 20 novembre dernier se tenait la conférence de Sonia dans les locaux d’Aroma Sì à Trois-Rivières, une intéressante expérience parsemée d’anecdotes parfois surprenantes qui nous ont beaucoup appris.

Chacun est ressorti avec une meilleure compréhension de ce mouvement de fond qui semble se dessiner en France dans le monde médical. Cette union entre les mondes de la médecine conventionnelle et celui de l’aromathérapie qui, nous l’espérons, pourra s'étendre et avoir un impact ici au Québec au cours des prochaines années.

Un dossier de presse complet a été préparé pour l’occasion. Les huiles essentielles sont des merveilles de la nature offrant de nombreux bienfaits, mais il ne s’agit pas pour autant d’une médecine douce. Leur niveau de concentration et leur toxicité possible pour la peau, le foie, les reins ou les cellules nerveuses, entre autres, en font des ingrédients actifs qu’il faut manipuler avec respect. Une formation adéquate est nécessaire pour les utiliser.

Avec l’aromathérapie on ne vient pas se substituer à un avis médical, il s’agit d’une thérapie complémentaire. On ne soigne pas des maladies graves comme le cancer, on accompagne. À certaines occasions, il arrive que les médecins en France fassent appel à l’aromathérapie lorsqu’ils sont en impasse thérapeutique, de nouvelles solutions deviennent alors disponibles.

Ce que nous pouvons en retenir

Au cours de la conférence, Sonia nous a présenté le guide référentiel « Aromathérapie scientifique : préconisations pour la pratique clinique, l'enseignement et la recherche » qui a été publié en France cet été par un groupe de 35 experts provenant du monde médical et scientifique. On y retrouve pour la première fois, sous un même ouvrage, toutes les informations nécessaires pour l’implantation d’un projet institutionnel d’aromathérapie dans un établissement de santé.

Le guide reconnaît à la fois les propriétés physico-chimiques des huiles essentielles pour soulager certains maux physiques, de même que leurs propriétés émotionnelles pour apaiser, calmer à travers l’olfactothérapie. Cette dernière est en voie de se développer grandement. Sonia consacre d’ailleurs deux chapitres au sujet de l’olfactothérapie dans son livre : "Au Cœur des Essences – Lorsque les Huiles essentielles s’invitent en Milieu Hospitalier".

Dans le guide, il est préconisé d’utiliser les propriétés émotionnelles des huiles essentielles lors de la recherche d’une modification comportementale. En touchant les émotions, on arrive parfois à modifier certains comportements.

Chez l’être humain, l’odorat est le seul sens qui est directement relié au système limbique, ce lien se fait par le la membrane olfactive du nez. Dans le cerveau humain, le système limbique est le berceau de nos émotions, c’est aussi grâce à cette zone que nous emmagasinons nos souvenirs. Lorsqu’on respire une odeur, notre réaction est immédiate. On aime ou on n’aime pas. On ne réfléchit pas, c’est instantané ! Chacun réagit à sa façon, c’est très personnel. Les agrumes, par exemple, sont reconnus pour mettre du "soleil" dans la vie. Ça ne change pas ce que la personne vit, mais ça peut réduire l’intensité des émotions avec laquelle cette personne vit. Au lieu d’être noire, l’intensité pourrait devenir grise, voire gris claire. Pour plusieurs, c’est ce qui fait la différence !

À l’hôpital, l’aromathérapie est utilisée avec beaucoup de rigueur. Il existe un protocole pour tout et le personnel est formé de façon appropriée avant qu’un nouveau protocole puisse être implanté. Au cours de l’année 2017, dans les Hôpitaux Civils de Colmar, en Alsace, plus de 12 000 soins aromatiques ont été administrés à leurs patients avec un taux d’efficacité variant de 72 à 78%, en fonction des services. Il s’agit de résultats fort intéressants.

Plus de 40 équipes hospitalières, en France et jusqu’à Genève en Suisse, ont été formées au cours des deux dernières années. Ces équipes ont depuis implanté l’aromathérapie en complément à la médecine conventionnelle dans leur établissement de santé respectif. Le mieux-être de leurs patients le vaut bien.

Nous espérons que d’ici peu, ce mouvement de fond qui prend de l’ampleur en France saura aussi inspirer les soignants et les médecins de nos hôpitaux ici au Québec.

 

 

Pour plus de détails, reportez-vous au livre de Sonia Blondeau, « Au cœur des essences – Lorsque les huiles essentielles s’invitent en milieu hospitalier » disponible en librairie.